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[Nouveau] Etude Vilote : comment motiver les maîtres d’ouvrage à passer aux travaux ?

BâtiCopropriétéEconomies d'énergie
ParticulierProfessionnel
Publié le 14 octobre 2016
par Paula Torrente

Cette étude qualitative s’est attachée à prendre en compte les évolutions probables à moyen-long terme du contexte sociétal et des comportements afférents au logement, en quête de solutions durables pour impulser la dynamique de la rénovation énergétique.

Coordonné par l’Agence Parisienne du Climat et associant l’expertise de Biomasse Normandie (expertise technique et PRIS), et de SENZO Etudes (cabinet d’études sociologiques spécialisé), le projet s’appuie sur une équipe multidisciplinaire, associant des compétences en techniques du bâtiment, accompagnement de projets de rénovation, économie et sociologie.

Le projet a étudié les spécificités des 3 segments de l’habitat, le logement social, la copropriété et la maison individuelle, au moyen d’enquêtes qualitatives réalisées auprès de bailleurs/ propriétaires, locataires/occupants, et professionnels à différentes étapes de la vie d’un bâtiment. Pour ce faire, des enquêtes sociologiques auprès des 3 segments ont été réalisées avec une approche monographique.

Les clés et pistes de solutions spécifiques à la copropriété

Une série de constats ont été tirés des enquêtes sociologiques :

  • La motivation d’améliorer le confort thermique et énergétique arrive en second plan, le premier étant l’aspect financier : les gains de confort individuels pour un ensemble collectif ne sont pas évidents et le niveau de confort est associée aux besoins et ressenti de chacun, ainsi qu’à la configuration de l’appartement.
  • Les aides financières sont indispensables pour faire voter le projet. Cependant, dans de nombreux cas, le montage financier est complexe et les copropriétaires ont un manque de visibilité sur les aides disponibles.
  • L’intérêt des travaux doit être prouvé. Cependant, les bénéfices de certains travaux n’est pas tangible. Un audit énergétique incontestable est donc nécessaire pour évaluer au plus près la pertinence des travaux.
  • La décision de rénover dépend largement des acteurs impliqués et motivés. Le conseil syndical joue un rôle central. Un accompagnement régulier de la part des conseillers Info-Energie ou conseillers éco-rénovation membres des points rénovation Info-Service ou d’autres organismes s’avère quasi-indispensable.
  • Le vote est l’aboutissement d’une véritable campagne « électorale ».

Des solutions ont été identifiées pour soulever les freins constatés :

  • Promouvoir la vie collective au sein de la copropriété avec par exemple l’organisation d’événements dans la copropriété favorisant la dynamique du vivre ensemble.
  • Proposer l’implication de copropriétaires volontaires à la naissance et à la réalisation d’un projet. L’efficacité serait améliorée par la création d’une disponibilité, d’un congé dédié pour les personnes salariées, puisqu’un projet de rénovation suppose un investissement de temps considérable.
  • La création d’un poste rémunéré de « super coach » ou animateur de quartier ou d’îlot.
  • L’utilisation de nouveaux modes et outils de communication pour toucher tous types de population et la mise en place d’un plan de communication abouti et professionnel, indispensable pour embarquer tous les copropriétaires.
  • Aider les copropriétaires à s’approprier l’histoire de la vie de leur bâtiment, ce qui donnerait une nouvelle raison d’y investir plus sur le moyen/long terme. Autrement dit donner du sens, une chair et une âme au projet de rénovation intégré dans sa vie de quartier.

Pour en savoir plus

> Consulter le rapport complet de l’étude Vilote

> Consulter le résumé de l’étude Vilote

 

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