Vous êtes ici

Nouvelle brochure «le changement climatique à Paris»

Climat
Particulier
Publié le 09 septembre 2015
par Camille Duday

Météo-France et l’Agence Parisienne du Climat, un partenariat  pour appréhender la question du changement climatique à Paris qui se résume en 3 mots : analyse scientifique, décryptage, action

Publication de la  brochure «Le changement climatique à Paris» par Météo-France et l’Agence Parisienne du Climat

La brochure « Le changement climatique à Paris » coéditée par l’APC et Météo-France en octobre 2012 a été cette année actualisée avec les dernières simulations de Météo-France. Elle présente l’évolution du climat à Paris depuis 1900 et les projections climatiques parisiennes pour la fin du 21eme siècle.

Pour connaître l’évolution du climat sur la France, les chercheurs de Météo-France et de l’IPSL ont réalisé des projections climatiques « régionalisées », à savoir à l’échelle de la France métropolitaine. 

Les climatologues ont également simulé l’évolution passée et future du climat sur la ville de Paris, à l’aide d’un modèle spécifique (TEB) capable de reproduire les phénomènes urbains.

La brochure donne les clefs de lecture du climat sur le territoire parisien et permet de comprendre l’évolution du changement climatique à l’échelle locale au travers de :

  • Le climat parisien actuel

Pour établir le climat moyen à Paris, Météo-France calcule les normales annuelles 1981-2010 de la station météorologique de Paris-Montsouris : il s’agit de calculer les moyennes annuelles sur 30 ans des principaux paramètres météorologiques.

On caractérise ainsi le climat parisien avec des valeurs telles que :

  • Températures minimales moyennes : 8.9°C
  • Températures maximales moyennes : 16°C
  • 111 jours de pluies en moyenne par an
  • 25 jours de gel en moyenne par an
  • 49 journées estivales en moyenne par an (température maximale supérieure à 25°C)

 

  • Des événements marquants pour faire appel à notre mémoire et notre vécu 

La brochure rappelle par exemple, les vagues de chaleur et de froid parisiennes, les tempêtes qui ont traversé Paris, ou encore les épisodes de crue de la Seine.

 

  • L’évolution du climat au 20ème siècle

La station de mesures installée dans le parc Montsouris à Paris depuis 1872 fournit l’une des plus longues séries de mesures de France métropolitaine.

L’analyse de ces données climatique révèle que le climat parisien est devenu plus doux et légèrement plus arrosé au cours du 20e siècle. A Paris, les températures minimales ont augmenté de 1,4°C entre 1901 et 2000 et les températures maximales ont connu une hausse de l’ordre de 0.3°C tous les 10 ans depuis 1954.

La brochure retrace l’évolution de l’ensemble des paramètres climatologiques sur le siècle dernier.

  • Les projections climatiques pour le 21ème siècle

Les résultats de travaux de projection des climatologues de Météo-France sont présentés dans cette brochure avec des éléments chiffrés sur les écarts prévus à l’horizon 2071-2100 par rapport au climat actuel moyen, ainsi que des projections pour l’hiver et l’été. 

Le climat de Paris à la fin du 21e siècle sera plus chaud, avec des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses, et des hivers plus doux et plus arrosés.

Le climat moyen à Paris : une tendance au réchauffement

Les tendances constatées au siècle passé devraient se confirmer pour les températures au cours du 21e siècle et rester stables pour les précipitations annuelles, à compter de la seconde moitié du 21e siècle.

Les trois années les plus chaudes à Paris ont toutes été enregistrées au 21e siècle (2011, 2014 et 2003). On peut également noter que la première décennie du 21e siècle (de 2001 à 2010) a été particulièrement sèche, avec un déficit de 10 % par rapport aux normales climatiques.

L’évolution des événements extrêmes : fortes chaleurs et les grands froids seront affectés sensiblement

Les travaux menés par les climatologues de Météo-France sur Paris ne montrent aucune évolution significative sur les inondations, les orages, les épisodes de grêle, les tornades ou les tempêtes.

En revanche, les fortes chaleurs et les grands froids seront affectés sensiblement.

Avec une température moyenne de 22,6°C, l’été 2003 a été le plus chaud jamais observé à Paris depuis le début des mesures en 1872. À la fin du siècle et pour les scénarios les plus pessimistes (sans politique climatique visant à faire baisser ou stabiliser les émissions de gaz à et de serre), un été comme celui de 2003 serait fréquent.

Le nombre de jours de canicule pourrait passer de 3 à 26 par an, au lieu de 1 jour aujourd’hui.

« Si aucune politique ambitieuse n’est mise en place et que de réels changements sont engagés les canicules deviendront plus nombreuses et plus fortes » explique Julien Desplat, climatologue à Météo-France.

Une publication qui s’inscrit dans un contexte de canicule

Pour ne pas se retrouver en 2100 avec de la climatisation dans tous les bâtiments, l’adaptation est donc nécessaire. Cela passe par un plan canicule, par la rénovation thermique des bâtiments, par le développement de la végétation urbaine ainsi que par l’aménagement du territoire.

« L’adaptation des villes au changement climatique requiert une approche pluridisciplinaire », précise Valéry Masson, chercheur à Météo-France.

Téléchargez la brochure 

«Comment adapter le territoire parisien aux futures canicules»

« L’APC décrypte, accompagne et transforme »

C’est avec ces mots qu’Anne Ged, directrice de l’Agence Parisienne du Climat a ouvert sur la discussion sur le rôle opérationnel de l’association pour faire face au changement climatique à l’occasion du petit-déjeuner Météo-France/Agence parisienne du climat «Les villes face au changement climatique», le 2 juillet dernier.

Le temps de l’action est venu et la bataille de la reconnaissance unanime de la réalité du changement climatique est gagnée. Les scientifiques ont posé solidement le diagnostic,  les objectifs et les chemins des scénarios à mettre en œuvre sont sur la table, il faut les prendre et les réaliser. Il reste la bataille suivante plus difficile, celle  du passage à l’acte. C’est notre terrain d’action et de réflexion.

« Agir maintenant et sans attendre pour engager des transformations structurelles et au-delà la transformation des comportements, un levier majeur », Anne GED, Directrice l’Agence Parisienne du Climat.

Les actions de transition énergétique sont une chance pour les territoires et l’ensemble des parties prenantes. La lutte contre le changement climatique doit devenir un facteur d’attractivité, dans la compétition mondiale, attirer des talents,  développer l’activité économique et créer de l’emploi local non dé localisable: www.paris-green.com. Réduire les consommations c’est aussi  redonner du pouvoir d’achat aux ménages parisiens. Par exemple, comme le montre les travaux du Plan Climat Energie de Paris,  d’ici 2020 la facture énergétique des Parisiens pourraient s’élever à près de 2 milliards d’euros, atteindre les objectifs du Plan Climat permettrait une économie de près de 500 millions d’euros/an».

Plus généralement, c’est agir dans une  démarche inclusive en traitant ensemble la qualité de l’air, l’exclusion sociale et la précarité énergétique, la biodiversité… autant de facteurs qui renforcent la résilience de la ville et le plaisir d’y vivre ensemble. 

Ces sujets-là, nous les traitons à l’APC avec nos partenaires dans nos ateliers qui adressent régulièrement les grands sujets énergie et climat du territoire. «  Action tank », révélateur de tendances, nous débattons de ces sujets avec des experts et des acteurs. Chacun y progresse et la question avance.

 

Le territoire parisien est en marche pour faire face au changement climatique :

10 % du territoire parisien en restructuration profonde

25 000 logements sociaux réhabilités Plan Climat

Un partenariat avec le secteur grand tertiaire

Vers des mobilitésbas carbone , des actions pour la protection de l’air

Un carnet d’adaptation en préparation

Un plan 1000 immeubles pour accélérer la rénovation du parc bâti parisien

Téléchargez la nouvelle brochure sur

«Le changement climatique à Paris». 

Crédit photo : Henri Garat/Mairie de Paris

Autres actualités