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Pollution de l’air : l’Observatoire mondial des villes bientôt lancé

Climat
ParticulierProfessionnel
Publié le 21 avril 2017
par Paula Torrente

[Communiqué de presse] À l’initiative d’Anne Hidalgo, le Conseil de Paris vient d’approuver la création de l’association Global Air Pollution Observatory (GUAPO). Cet observatoire mondial des villes sera consacré à la lutte contre la pollution de l’air. Il facilitera le partage de connaissances et la coopération entre les métropoles.

La lutte contre la pollution est une priorité et un défi majeur pour toutes les grandes métropoles du monde. La mauvaise qualité de l’air est particulièrement préoccupante pour les populations les plus vulnérables : enfants, personnes âgées, personnes asthmatiques, etc. En 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait à 3 millions le nombre de décès prématurés provoqués dans le monde par la pollution extérieure. En 2014, 92% de la population mondiale vivait dans des endroits où les normes de l’OMS relatives à la qualité de l’air n’étaient pas respectées.

Afin de renforcer les moyens de lutte contre ce fléau qui concerne principalement les villes et métropoles, et dans la continuité de l’Accord de Paris conclu lors de la COP21 en décembre 2015, la Maire de Paris et présidente du C40Anne Hidalgo, et le Président de la Métropole du Grand Paris (MGP), Patrick Ollier, ont organisé la conférence internationale Cities for Air le 27 juin 2016 au Palais d’Iéna à Paris en partenariat avec l’OMS, Airparif et de nombreuses villes étrangères.

A l’issue de ce sommet, Anne Hidalgo et Patrick Ollier ont annoncé la création d’un Observatoire mondial des villes sur la qualité de l’air, baptisé Global Urban Air Pollution Observatory (GUAPO), avec l’appui de l’OMS. Ce projet est aujourd’hui en passe de voir le jour, sous la forme d’une association loi 1901, qui rassemblera tous les acteurs engagés dans ce secteur, en premier lieu les villes et métropoles qui en seront les membres fondateurs, organisées en réseau de coopération.

Doté d’un conseil d’orientation et d’un comité scientifique, le GUAPO prendra ainsi en charge le partage des connaissances sur la pollution de l’air et ses effets sur la santé, ainsi que l’identification et le suivi des progrès obtenus par les métropoles en termes de réduction de la pollution urbaine et de ses impacts sanitaires et environnementaux. Il aura également comme mission d’assurer les échanges et la diffusion des bonnes pratiques en matière d’orientations stratégiques et opérationnelles développées par les villes et les métropoles dans leur lutte pour améliorer la qualité de l’air, notamment en termes de réduction de la circulation routière ou des véhicules les plus polluants. Le GUAPO assumera enfin une veille sur les innovations techniques et règlementaires sur ce sujet.

La création du GUAPO est une décision clé pour Paris et la Métropole du Grand Paris, comme pour de nombreuses grandes villes puisque chacune pourra bénéficier des meilleures expertises, règlementations et politiques publiques partagées au sein du réseau, notamment à travers la mise en place d’une plate-forme collaborative, ayant vocation à devenir un véritable hub mondial sur la qualité de l’air. 

Le Conseil de Paris vient d’approuver la création de GUAPO, de même que l’inscription de la Ville de Paris comme membre fondateur. Les autres villes et métropoles ayant manifesté à ce jour leur intérêt pour être membres fondateurs sont les suivantes : Abidjan, Athènes, Londres, Mexico, Pékin et Rotterdam-La Haye.

> Télécharger le communiqué de la Ville de Paris (pdf)

En savoir plus : les enjeux de la qualité de l’air à Paris

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