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Kits d'économies d'énergie et d'eau

Des kits d’économies d’énergie et d’eau pour les Parisien·nes

Précarité énergétiqueConsommationCopropriétéEconomies d'énergie
Particulier
Publié le 11 avril 2022
par Agence Parisienne du Climat

L’Agence Parisienne du Climat, lauréate du budget participatif de la Ville de Paris, distribue cette année aux Parisien·nes des kits d’économie d’énergie et d’eau. 80 % de ces kits seront distribués aux foyers en situation de précarité énergétique, public prioritaire.

Les objectifs du Plan Climat parisien

Dans son Plan Climat, la Ville de Paris a affiché son ambition de réduire de 35 % la consommation d’énergie sur son territoire d’ici 2030, et de 50 % d’ici 2050.

Pour atteindre cet objectif, le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire) est clé puisqu’il représente 80 % des consommations d’énergie du territoire (et 20 % des émissions de gaz à effet de serre). Le nouveau Plan Climat prévoit des rénovations massives des immeubles, celles-ci sont nécessaires mais doivent s’accompagner d’un changement des comportements pour pouvoir atteindre les objectifs fixés. Réduire les consommations d’énergie dans les logements participe également à la lutte contre la précarité énergétique, alors que 77 000 ménages à Paris ont des difficultés à régler leurs factures d’énergie.

Réduire la consommation d’énergie passe aussi par une réduction des déchets à la source, puisqu’ils consomment de l’énergie lors de leur fabrication et lors de leur traitement. Le Plan Climat intègre ainsi l’objectif « zéro déchet non valorisé » en 2050 et une politique de réduction des déchets à la source, en luttant en particulier contre les emballages et le gaspillage alimentaire. Il fixe ainsi comme objectif d’atteindre 1 magasin 100 % vrac pour 100 000 habitant·es d’ici 2030. Il met aussi en avant le réemploi et la réparation.

La mobilité est un autre enjeu central pour réduire la consommation d’énergie, la pollution de l’air ainsi que les émissions de gaz à effet de serre dont le secteur du transport est responsable à hauteur de 25 %. Le Plan Climat vise ainsi à encourager les mobilités douces, en soutenant en particulier le vélo.

Equipement et accompagnement des citoyen·nes

Les kits d’économies d’énergie ont vocation à participer à l’atteinte des objectifs du Plan Climat en équipant les citoyen·nes des quartiers prioritaires de la Ville pour qu’elles et ils puissent viser la sobriété énergétique, que cela soit au niveau de l’immeuble d’habitation, du logement, des déchets ou encore de la mobilité. L’ambition ne se limite pas à la distribution des seuls équipements. En effet, toute distribution s’accompagne d’une démarche adaptée à des publics ciblés, autour d’un temps d’échanges pour servir de support à une large diffusion d’écogestes, agir contre la précarité énergétique et soutenir une politique efficace de rénovation énergétique. Ce projet se veut ludique et impliquant au maximum les citoyen·nes pour que ces dernier·ères se sentent acteurs et actrices.

Des approches adaptées aux différents publics

Ces kits d’économie d’énergie s’adressent à trois publics différents, avec à chaque fois un objectif particulier et une approche adaptée.

Les foyers précaires

Les foyers en situation de précarité n’ont pas toujours les moyens de s’équiper, ce qui rend les kits d’autant plus utiles pour eux. Les aider à réduire leurs consommations d’eau et d’énergie et de viser la sobriété énergétique s’ancre dans une politique de lutte contre cette précarité énergétique. Pour cibler ce public, le programme SLIME (Service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie) dont la capitale va se doter, qui permet d’organiser les actions de lutte contre la précarité énergétique en massifiant le repérage des ménages en difficultés, sera mis à profit. Ce public bénéficiera d’une formation spécifique aux écogestes.

Pour toucher efficacement un public précarisé, les kits et l’atelier qui les accompagne seront axés sur les économies financières et les solutions peu coûteuses. Les foyers se verront proposer de nombreux équipements au niveau du logement. Cela sera l’occasion d’échanger avec les participant·es pour comprendre leurs problématiques et leur proposer des solutions adaptées, au-delà des objets distribués, et de communiquer sur les aides publiques contre la précarité énergétique. 80 % des kits seront spécifiquement dédiés à ce public.

Les référent·es énergie/développement durable des immeubles

Les kits peuvent être utiles au niveau du logement mais aussi à celui de l’immeuble, pour promouvoir une gestion durable de ce dernier et encourager le passage à l’acte de rénovation énergétique. Pour cela, les référent·es énergie ou développement durable des immeubles, rénovés ou non, peuvent être des ambassadeur·rices pour diffuser les bonnes pratiques auprès des voisin·es, avec un vrai rôle moteur pour sensibiliser à un projet de rénovation énergétique. Le choix des immeubles tient compte des quartiers prioritaires de la Ville de Paris. Ici, l’accent est donc mis sur deux enjeux clés : la gestion durable d’un immeuble et sur la rénovation énergétique.

La gestion durable de l’immeuble

Souvent occultée par le sujet des travaux de rénovation énergétique, la gestion durable de l’immeuble reste la porte d’entrée de la sobriété, de la maîtrise de l’énergie et du confort dans le logement. Elle comprend à la fois la gestion du chauffage et de la climatisation, de l’eau, des déchets, des parties et services communs et des espaces verts extérieurs, ainsi que l’entretien des équipements (radiateurs, ventilation…). Une dimension plus environnementale doit être portée par toutes les parties prenantes de la copropriété afin de répondre aux enjeux climatiques, mais aussi aux préoccupations des copropriétaires : confort, montant des charges, convivialité, services disponibles… On constate beaucoup de dérives comme une température trop élevée dans les parties communes, des comportements inadaptés face aux vagues de chaleur, des locaux inadéquats aux besoins des copropriétaires et des services manquants, ou une gestion défectueuse des déchets. Le kit, accompagné d’une présentation pédagogique et d’un guide, sera l’occasion de corriger certaines pratiques et d’encourager une gestion plus durable de l’immeuble au quotidien.

La rénovation énergétique

Pour les immeubles n’ayant pas fait l’objet de récents travaux de rénovation, la distribution des kits est aussi l’occasion d’encourager le passage à l’acte. Si la distribution des kits ne suffira probablement pas à transformer l’essai, elle permet de fidéliser ce public autour de la sobriété énergétique.

A noter que rénovation énergétique et gestion durable de l’immeuble sont complémentaires, en particulier pour les copropriétés post-travaux. Celles-ci visent des économies d’énergie, mais des pratiques inadaptées peuvent compromettre les gains économiques et environnementaux. C’est le risque de l’effet rebond : lorsque les gains de performance énergétique obtenus grâce aux travaux (meilleure isolation, chauffage et ventilation plus performants…) sont réduits à cause d’usages et comportments énergivore (se chauffer à une température plus élevée, faire moins attention à ses consommations…). Pour être efficace, un projet de rénovation doit s’accompagner des comportements adaptés aux logements et à l’immeuble. Les kits prennent tout leur sens pour aider les copropriétaires à maitriser les économies réalisées et participer au succès de la politique municipale de rénovation énergétique.

Les Volontaires de Paris et les participant·es au défi Déclics

La communauté des Volontaires de Paris et la communauté des participant·es au défi Déclics sont de réels ambassadeur·rices pour diffuser les écogestes. Public motivé et engagé, elles et ils sont à même de partager leurs savoirs autour d’eux et montrer l’exemple, en se servant des kits comme supports. Cibler ce public, c’est donc toucher un public «ambassadeur», pour relayer plus largement les bonnes pratiques. L’objectif est qu’elles et ils soient capables de diffuser les écogestes autour d’elles et eux.

Contenu des kits

Contenu de base – échelle individuelle (don)

  • Un éco-mousseur d’eau, ou aérateur d’eau, qui se visse au robinet. Ils permettent de réduire le débit d’eau jusqu’à 50 %, en mélangeant de l’air à l’eau qui coule, sans gêner l’utilisation habituelle.
  • Un régulateur de débit de douche. Ils permettent de réduire le débit d’eau jusqu’à 50 %.
  • Un sablier de douche. Il est recommandé de prendre des douches de 5 minutes maximum, sachant que le débit d’une pomme de douche classique est de 15 à 20 litres par minute. Le sablier est un bon moyen de penser à ne pas les dépasser.
  • Un rouleau de joint isolant. Les bords des portes et des fenêtres sont des voies d’entrées importantes d’air froid en hiver s’ils sont mal isolés (s’il y a un espace où l’air peut passer ou si les joints sont usés). La pose d’un joint isolant adhésif est un moyen simple de limiter les déperditions de chaleur, et ainsi de réduire le chauffage nécessaire.
  • Un panneau réflecteur de chaleur. Placés derrière les radiateurs, ils renvoient la chaleur à l’intérieur de la pièce et empêchent qu’elle s’échappe par le mur. Ils s’adaptent à tous les modèles de radiateurs, sauf les convecteurs.
  • Un bas de porte. Ils permettent de mieux isoler les pièces chauffées, afin d’éviter que la chaleur ne se perde dans des pièces non occupées et ainsi augmenter l’efficacité du chauffage.
  • Un film de survitrage. Il s’agit d’une solution économique pour renforcer l’isolation des fenêtres qui sont en simple vitrage.
  • Une multiprise à interrupteur, une multiprise coupe-veille et une multiprise avec minuteur. Elles permettent de couper facilement les appareils en veille, qui représentent, d’après l’ADEME, 10 % de la facture d’électricité. Les multiprises avec minuteur sont moins répandues et particulièrement utiles pour débrancher la box internet pendant la nuit par exemple.
  • Un thermomètre-hydromètre lowtech. Ajuster la température de son appartement l’hiver est un écogeste efficace. D’après l’ADEME, baisser le chauffage d›1 °C permet de réduire la consommation de 7 %. Un thermomètre aide à maintenir les températures conseillées dans les différentes pièces (17 °C dans la chambre, 22 °C dans la salle de bain, 19 °C dans le salon). Gérer le taux d’humidité est aussi un écogeste car un air humide demandera plus d’énergie pour être chauffé, tandis que l’humidité est une source indirecte de pollution. Un hydromètre aide à maintenir l’humidité à un taux conseillé (entre 35 et 60 %).
  • Deux sacs à vrac réutilisables de différente taille. Réduire les emballages, c’est aussi réduire l’énergie nécessaire pour leur fabrication et leur traitement une fois jetés. En fonction de la taille du sac, vous pourrez y mettre une salade, des légumineuses ou encore des pâtes.

Contenu avancé – échelle de l’immeuble (prêt sur demande contre caution)

Prêt variant d’une semaine à six mois en fonction de l’équipement.

  • Thermomètre infrarouge 3 en 1 (température / humidité air / point de rosée). Calcule et vérifie la température et le point de rosée des bâtiments.
  • Enregistreur de données multifonctionnel (humidité et température). Il permet de révéler d’éventuels mauvais comportements (surchauffage) et problèmes d’humidité, et ainsi inciter à mettre en place des écogestes voire à rénover.
  • Caméra infra-rouge. Elle permet d’identifier les écarts de températures et de mettre en visibilité les ponts thermiques, une mauvaise isolation ou encore un simple vitrage.
  • Des racks à vélo. Ils sont proposés aux copropriétés pour encourager les habitant·es à adopter des mobilités douces.

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