Témoignage du Marie du 3e

Interview de Pierre Aidenbaum, Maire du 3e arrondissement de Paris

Publié le 18 octobre 2018
par Agence Parisienne du Climat

Vous avez été la première mairie à vous engager en soutien à un collectif d’habitants (Atelier Développement Durable). Quels sont les enjeux et votre politique en matière d’accompagnement des citoyens ? Plus particulièrement concernant le défi Familles à Energie Positive ?

Pierre Aidenbaum : Il existe dans le 3e arrondissement une véritable culture de la mobilisation citoyenne sur le sujet de l’environnement, comme en témoigne la dynamique du collectif de l’Atelier du Développement Durable et dont les membres nous avaient fait part, à l’époque, de leur souhait de participer au défi. Le rôle de la Mairie est alors de les accompagner et de les encourager, car nous partageons les mêmes préoccupations en matière de développement durable et que nous sommes conscients que le comportement de chacun a son importance dans le domaine.

 

Quel était votre objectif en soutenant le défi ?

P.A : Faire preuve de pédagogie. Et montrer que chacun, à son petit niveau, peut influer sur le cours des choses. La Ville de Paris mène une politique innovante et volontariste en matière de lutte contre la pollution avec des mesures qui redessinent peu à peu notre capitale. Et la mairie d’arrondissement doit pouvoir décliner cette dynamique dans le quotidien des parisiennes et des parisiens, ce que permet le défi.

 

Quel est le rôle de la mairie d’arrondissement dans l’organisation du défi ? Quel est l’intérêt pour une mairie d’arrondissement  de proposer ce type d’action auprès de ses citoyens ?

P.A : Le rôle de la mairie d’arrondissement est de soutenir les participants du défi, de les aider en termes de logistique et de communiquer les dates des prochains évènements, des éco-gestes, des premiers résultats. Nous sommes un relai entre les habitants et le défi, avec l’Agence parisienne du climat qui agit sur le dispositif localement. Pour une mairie d’arrondissement, il est important d’organiser et de soutenir des projets qui peuvent être communs à tous les habitants. Le défi offre une activité qui est conviviale et citoyenne, donc importante pour le vivre ensemble de l’arrondissement.

 

Depuis votre première participation, plusieurs partenaires dont d’autres mairies d’arrondissements proposent également ce défi. Quelles seraient pour vous les prochaines étapes pour ce projet  de mobilisation citoyen sur les questions énergétiques et climatiques ?

P.A : Il faut bien veiller à parler à l’ensemble de nos concitoyens car ces enjeux environnementaux nous concernent tous. Le défi doit donc se donner les moyens d’associer les catégories populaires, les enfants, les jeunes, les actifs, les personnes âgées… Nous devons collectivement réfléchir à la meilleure façon de les mobiliser et de les convaincre de l’intérêt que nous avons tous à nous saisir de ces enjeux.

 

Les habitants du 3e arrondissement sont de plus en plus nombreux à se prendre aux jeux du défi FAEP. Comment voyez-vous l’implication de votre mairie et de ses citoyens à l’avenir?

P.A : Tout d’abord je tiens à féliciter les nombreux participants du 3e. Je suis heureux que notre arrondissement ait une fois encore mobilisé de nombreuses personnes cette année. Nous détenons le nombre le plus important de participants, toutes éditions confondues. Certains d’entre eux sont mobilisés autour de ce projet depuis plusieurs années et leur force de conviction est chaque fois déterminante pour initier la dynamique. Je tiens à les en remercier. Mon adjointe chargée de l’éco-responsabilité, Laurence Hugues, est elle aussi très présente aux côtés des équipes de participants. La mairie du 3e entend donc poursuivre dans cette voie.

 

Un dernier message pour les prochains participants de votre arrondissement ?

P.A : Tentez l’expérience ! Vous adopterez des gestes simples qui vous feront prendre conscience que nous avons tous un rôle à jouer pour économiser l’énergie. Et que nous avons tous à y gagner à court comme à plus long terme.

 

A l’aune de la COP21, ce dispositif qui permet d’outiller les Parisiens de façon pédagogique et ludique pour faire des économies d’énergies vous semble-il une réponse adaptée et duplicable à la mobilisation citoyenne et contribuer à «l’agenda positif» ?

P.A : Toute la Ville de Paris est mobilisée pour ce rendez-vous à dimension internationale et les parisiennes et parisiens doivent se saisir de cette opportunité pour repenser leur relation avec l’environnement de façon durable. Le 3e arrondissement a pleinement participé de cette mobilisation, en consacrant sa semaine du développement durable, du 1er au 6 juin, aux réponses locales à ces enjeux. Le défi entre très bien dans ce cadre. Il était important de bien préparer la COP 21, mais il est plus important encore d’y donner suite dans nos actes. Paris est une ville qui a prouvé, tout au long de son histoire, qu’elle était capable de relever aussi, ce genre des défis.

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