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Les sportifs et sportives s’engagent pour l'environnement

Les sportifs et sportives s’engagent pour l’environnement

Climat
ParticulierProfessionnel
Publié le 18 novembre 2020
par Agence Parisienne du Climat

Les acteurs du sport, touchés dans le cadre de leur pratique sportive par le changement climatique, ont un rôle essentiel à jouer dans la transition écologique. Les récents engagements des personnalités sportives de tous niveaux témoignent d’un engagement fort dans ce secteur.

En 2018, la Ville de Paris s’est dotée d’un nouveau Plan Climat définissant sa stratégie pour devenir une ville neutre en carbone à l’horizon 2050. Un des objectifs prévoit notamment de sortir du plastique à usage unique d’ici à 2024. Par ailleurs, la capitale organise les futurs Jeux Olympiques et Paralympiques, qu’elle envisage comme l’édition la plus durable de l’histoire et comme un tremplin pour la transition écologique du territoire. 

Ainsi, les acteurs sportifs sont identifiés comme des acteurs stratégiques à mobiliser pour parvenir à mettre en œuvre les objectifs de la Ville de Paris, éveiller les consciences et passer à l’action. Rassemblant largement les citoyen·nes d’univers différents, les sportifs et sportives peuvent jouer un rôle essentiel et entrainer chacun  chacune à agir pour le climat dans la pratique de son activité sportive.

#Pasledernier : le sport s’engage avec WWF

Les sportifs et sportives sont de plus en plus nombreux à alerter les Français·es sur les enjeux environnementaux. Plusieurs d’entre eux, pratiquant à haut niveau comme Nikola Karabatic, Dephine Cascarino, Mathieu Bastareaud ou encore Wendie Renard, se sont engagé·es aux côtés de WWF pour alerter sur la dégradation de la biodiversité en signant le Manifeste #PasLeDernier dans le cadre de la campagne du même nom. Ces personnalités, associées à certaines du monde culturel, s’unissent pour lutter contre les changements environnementaux qui impactent leurs modes de vie autant que leurs passions.

Vidéo #Pasledernier : Rejoignez le mouvement de WWF

Ces porte-paroles rappellent que nous sommes les derniers à pouvoir agir, et également les derniers à pouvoir refuser de pratiquer un sport dans un environnement viable.

Si je peux jouer et performer, c’est parce que j’ai de l’air pour respirer, de l’eau pour m’hydrater, des aliments pour me nourrir, c’est grâce à la nature. […] C’est pour cela que ce match, celui qui consiste à préserver notre planète, nous ne pouvons pas nous permettre de le perdre.

Mathieu Bastareaud, Triple champion d’Europe et une fois champion de France de rugby à XV

Comme le rappelle le Rapport Planète Vivante 2020 de WWF, les activités humaines sont les principales responsables de la destruction de la nature. Le déclin de 68 % des populations d’animaux marins, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles en moins de 50 ans est une tragédie en soi, mais fait également peser des risques considérables sur les conditions d’habitabilité de la Terre.

Pour ne pas être les derniers à agir, ces sportifs et sportives s’engagent au quotidien, en réduisant leurs achats de produits neufs et leurs déchets, en interpellant les élu·es locaux et nationaux, en consommant moins de viande (notamment rouge) et autres produits d’origine animale (poisson, fruits de mer, œufs, produits laitiers), en privilégiant les mobilités douces, en consommant local et de saison ou encore en participant à des actions de sensibilisation.

Comme Nikola Karabatic, dont la prise de conscience fut progressive et pour qui l’engagement écologique est devenu une évidence, vous pouvez :

  • réduire vos achats de bouteilles en plastique et acheter une gourde ;
  • réduire votre consommation de viande et privilégier les productions locales ;
  • privilégier le vélo, la marche, les transports en commun, le covoiturage ou le train pour vos déplacements.

Tweet de Nikola Karabatic dans le cadre de la campagne du WWF #PasLeDernier

Le mouvement sportif amateur de Paris mobilisé dans la lutte contre le plastique

La prise de conscience ne trouve pas uniquement écho dans le milieu du sport professionnel. Le sport amateur est également mobilisé sur ces enjeux même si il ne dispose pas des mêmes moyens d’action ou de communication, pour adopter des usages et pratiques durables. Ces dernières sont d’autant plus exemplaires et nous aurons à coeur de les rendre visible.

C’est aussi dans le cadre de la campagne #PasLeDernier, qu’un défi consistant à parcourir le plus de kilomètres possibles pour la biodiversité, a été lancé sur les communautés Sport Heroes. Sport Heroes, une solution digitale puissante permettant de créer et d’engager aisément des communautés sportives, a ainsi rassemblé plus de 12 000 sportifs amateurs qui ont parcouru un total de 1,5 millions de kilomètres en nageant, courant ou pédalant pendant un mois !

De leur côté, la Ville de Paris et l’Agence Parisienne du Climat animent depuis 2019 la communauté Sport et Climat afin de sensibiliser les clubs de sport amateurs aux thématiques de la transition écologique du sport. Pour répondre à la demande de plusieurs clubs et assurer la cohérence avec les objectifs de sortie du plastique à usage unique, l’Agence Parisienne du Climat et la Ville de Paris ont décidé de lancer le projet pilote « Sport Zéro Plastique ». En accompagnant les clubs amateurs exerçant au sein des deux établissements sportifs parmi les plus importants de la ville (Jules Ladoumègue et Georges Carpentier), l’objectif du projet est de mener un ensemble d’actions visant à la sortie du plastique à usage unique de chacun des lieux.

Le sport, une affaire de valeurs et une école de la vie

Avec 40 millions de pratiquant·es, 16 millions de licencié·es et 2,5 millions de manifestations sportives organisées chaque année, soit près de 7 000 par jour, le milieu sportif français fait preuve d’un fort dynamisme. Or, une manifestation de 5 000 personnes peut générer jusqu’à 2,5 tonnes de déchets, consommer 1 000 kWh d’énergie et 500 kg de papier selon une étude de l’ADEME ! Certains événements sportifs peuvent donc être à l’origine d’une forte pression sur l’environnement et les ressources naturelles.

Formidable outil éducatif, porteur de valeurs de fraternité et de respect, le sport est aussi une école de solidarité et d’acceptation. Il permet par exemple de se dépasser à tous les niveaux : physiques, culturels ou éducatifs. Fort de ses atouts et de son inégalable capacité d’influence, le monde du sport peut jouer un rôle moteur en faveur de la transition écologique, tant il touche de citoyen·nes et influe pour le meilleur sur notre système de valeurs. Les démarches et solutions déjà mises en œuvre par les sportifs et sportives sont nombreuses et méritent d’être répliquées :

  • Réduire ou arrêter l’achat de produits neufs (notamment textiles et électroniques) : on trouve du matériel sportif de seconde main en recycleries ou à la Recyclerie sportive ;
  • Réparer ses biens dans les Repairs Cafés plutôt que les remplacer ;
  • Donner ou vendre les affaires inutilisées et leur donner ainsi une seconde vie ;
  • Poursuivre le tri de ses déchets :
  • Réduire sa consommation de plastique à usage unique, comme les bouteilles, les sacs, etc.

Si vous refusez d’être considérés parmi les derniers à agir et rejoignez le mouvement !
#SportZéroPlastique  #PasLeDernier #PasLaDernière

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