Bilan climatique de 2025 : la 5ᵉ année la plus chaude à Paris, marquée par le soleil et le manque de pluie

publié le 28 janvier 2026

3 min

L’année 2025 s'est distinguée par des températures et un ensoleillement records, ainsi que par de faibles précipitations dans la capitale. Elle poursuit surtout la tendance au réchauffement climatique, s’inscrivant comme la 5ᵉ année la plus chaude depuis le début des mesures. L’Agence Parisienne du Climat et Météo-France vous présentent le bulletin climatique 2025 de Paris.

À noter que tous les écarts et rapports sont calculés par rapport aux normales de 1991-2020.

Températures : 2025 est la 5e année la plus chaude à Paris

Cette année 2025 s’est caractérisée par des températures moyennes supérieures aux normales en Île-de-France et dans la capitale. Pour illustrer, 9 mois sur 12 ont présenté des températures moyennes, tant maximales que minimales, au-dessus des normes.

Le printemps, la fin d’année mais surtout le début de l’été ont été très chauds. Le mois de juin s’est distingué par des températures moyennes maximales supérieures de 4 °C aux normales, et s’est conclu par un 1er juillet dépassant localement les 40 °C.

Ainsi, avec une température moyenne annuelle de 13,8 °C, soit + 1 °C par rapport aux normes, l’année 2025 se classe au 5e rang des années les plus chaudes observées à Paris depuis le début des mesures.

Évolution annuelle de la température moyenne relevée à Montsouris, en écart à la normale climatique en vigueur (1991-2020) – © Météo-France » >
Évolution annuelle de la température moyenne relevée à Montsouris, en écart à la normale climatique en vigueur (1991-2020) – © Météo-France
Et à l’échelle nationale ?

Sur l’ensemble du pays, l’année 2025 se classe au 4e rang des années les plus chaudes, avec une température moyenne de 14 °C, soit +1 °C par rapport aux normales annuelles. Elle se situe derrière 2022 (14,5 °C), 2023 (14,4 °C) et 2020 (14,1 °C).

Un déficit pluviométrique global malgré des disparités locales prononcées

Après une année 2024 record, 2025 a été globalement peu arrosée en Île-de-France, avec un déficit pluviométrique de 12 % à l’échelle régionale et peu d’épisodes de pluies intenses.

Par ailleurs, les précipitations ont été inégalement réparties sur le territoire. Il a presque autant plu qu’une année normale à la station Roissy-en-France avec 3 % de déficit, alors que celui enregistré à la station Paris-Montsouris est de 8 % et qu’il s’élève à 19 % à Trappes. Le sud de la région a globalement bénéficié de davantage de pluie sur l’ensemble de l’année.


Évolution des précipitations annuelles relevées à Montsouris (la ligne horizontale représentant la normale en vigueur) – © Météo-France

Un ensoleillement généreux au printemps et en été

Contrairement à 2024, l’ensoleillement a été largement excédentaire en 2025, avec 2029 heures de soleil mesurées à Paris-Montsouris, soit plus de 18 % par rapport aux normes. Le printemps et l’été ont particulièrement profité du soleil, et le mois de juin a été le plus lumineux, avec une durée d’ensoleillement dépassant de plus de 40 % les normales.

Une faible humidité des sols tout le long de l’année

Le déficit de précipitations et l’excédent d’ensoleillement entraînent une baisse rapide de l’humidité des sols, bien qu’élevée en début d’année 2025.

Dès mars, celle-ci passe sous la médiane, reste faible à très faible la majeure partie de l’année et ne remonte ponctuellement que lors d’événements pluvieux intenses.