Bulletin climatique parisien : un automne 2025 riche en contrastes
Comme à chaque fin de saison, l’Agence Parisienne du Climat et Météo-France vous présentent leur bulletin climatique, une synthèse permettant de mieux comprendre et s’approprier les données et observations relevées en Île-de-France. Retour sur l’automne 2025 qui vient de se terminer.
À noter que tous les écarts et rapports sont calculés par rapport aux normales de 1991-2020.
Températures : un automne conforme aux normales, entre pics de chaleur et pics de froid
À Paris et en Île-de-France, les moyennes de températures ont été relativement proches des normales de saison, mais masquent d’importantes variations au cours de la saison.
Ainsi, la température moyenne mesurée à la station Paris-Montsouris s’élève à 13,2 °C, contre une normale saisonnière de 13,4 °C. Les écarts les plus marqués concernent les températures minimales (nocturnes) moyennes, avec des mesures supérieures à la moyenne comprises entre + 0,4 °C et + 0,6 °C selon la station.
Cependant, les mois de septembre et de novembre ont été rythmés par des épisodes ponctuels de chaud et de froid, entraînant des extrêmes notables : jusqu’à 31 °C mesuré à Paris à la mi-septembre, et jusqu’à – 6 °C en grande couronne à la fin novembre.
Tempêtes, neige et tornade en Île-de-France
En octobre, deux tempêtes se sont succédées, et ont marqué en particulier le nord du pays :
- Le 4 octobre, la dépression « Amy« , centrée sur l’Ecosse, a apporté un front froid suivi par des averses, ainsi qu’un peu de grêle localement. Cette tempête a exercé des rafales de vent autour de 70 à 80 km/h sur l’agglomération parisienne et jusqu’à 105 km/h au nord de l’Île-de-France ;
- Le 23 octobre, la tempête « Benjamin« , quant à elle centrée sur la Manche, a entraîné de fortes précipitations ainsi que des rafales de vent dépassant les 90 km/h dans la région . Des vitesses de 124 km/h ont même été mesurées au sommet de la Tour Eiffel !
Ce même jour, à Ermont dans le Val d’Oise, une cellule orageuse en provenance du sud-ouest s’est rapidement intensifiée avec de violentes rafales de vent : le secteur a subi le passage d’une tornade.
D’après les dégâts constatés, la tornade était de niveau EF-1 (140 à 180 km/h), voire EF-2 (180 à 220 km/h) sur l’échelle Fujita Améliorée, qui classe la force des tornades selon les dégâts provoqués
Le bilan est important : une personne est décédée, quatre autres ont été grièvement blessées et des habitations ont été endommagées après l’effondrement de trois grues sur la voie publique.
Aussi, dans la nuit du 22 au 23 novembre, une perturbation active est venue se heurter à un air froid, provoquant des chutes de neige pendant plusieurs heures. Entre 1 et 5 cm de neige ont été mesurés dans la région. La neige a rapidement fondu en fin de nuit et début de matinée du 23 avec le redoux, et la vigilance orange Neige-Verglas a été levée.
Un léger déficit pluviométrique malgré plusieurs épisodes météorologiques particuliers
Les cumuls de précipitations automnales ont été inférieurs aux normales de saison, avec un déficit moyen de 15 % sur l’Île-de-France, particulièrement prononcé en novembre.
Ce déficit s’observe malgré la dépression « Amy » et la tempête « Benjamin » survenues au mois d’octobre, et malgré les précipitations neigeuses dans la nuit du 22 au 23 novembre qui ont été suivies par des pluies en journée.
En conséquence, à la suite de ce début de saison de recharge, les sols sont légèrement plus secs que la normale.
Un soleil discret durant l’automne
L’automne 2025 a été très légèrement déficitaire en ensoleillement, avec près de 342 h relevées à la station Paris-Montsouris, soit 94 % des normales de saison.
Le soleil a manqué en septembre et surtout en novembre, avec respectivement – 10 % et – 20 % de durée d’ensoleillement par rapport aux normales.