Bulletin climatique parisien : un hiver 2025/2026 entre douceur et perturbations

publié le 14 avril 2026

4 min

Neige dans le parc de Bercy à Paris - 05/01/26
Neige dans le parc de Bercy à Paris - 05/01/26 © Agence Parisienne du Climat

Comme chaque saison, l’Agence Parisienne et Météo-France vous propose leur bulletin climatique pour analyser les trois mois écoulés et l’évolution du climat. C’est au tour de l’hiver 2025/2026, qui s’inscrit dans la tendance d’hiver de plus en plus doux, et a été marqué par quelques épisodes intenses de froid, de pluies et même une tempête.

Un hiver très doux…

Comme ses sept prédécesseurs, l’hiver 2025-2026 a été plus doux que les normales saisonnières : 2 °C plus chaud, malgré un épisode de froid durable du 24 décembre au 8 janvier. Le 21 janvier, on relevait 14,6 °C à Montsouris, une valeur digne du mois de mars, et les 20 °C ont été dépassés le 25 février, 11 °C de plus que la normale.

Si cet hiver est l’un des plus chauds jamais enregistré, le mois de février a même battu le record fixé en 2020. Signe que le dérèglement climatique s’intensifie.

… malgré un épisode de froid intense

Ce réchauffement global n’exclut pas des épisodes de froid, comme celui qui a conclu de l’année 2025 et ouverte la suivante. La température est par exemple tombée à -6,5 °C à Longchamp (29 décembre), et à -4,4 °C à Montsouris (5 janvier).

La vigilance orange Neige-Verglas a même dû être activée les 5 et 7 janvier à la suite d’une importante perturbation neigeuse, qui a déposé 5 cm de neige dans la capitale. Dans la nuit du 5 ou 6, glaciale, cette neige partiellement fondue a laissé place par endroits à des plaques de glace, perturbant la circulation 

Une circulation perturbée en Île-de-France

1000 km

Plus de 1 000 km de bouchons ont été relevés le lendemain en Île-de-France – un record – et des vols ont dû être annulés à Orly et Roissy.

De nouvelles chutes de neige le 7 et la couche de neige accumulée a atteint les 10 centimètres, provoquant la fermeture de la RN 118 et 950 km de nouveaux bouchons.

Parc de Bercy le 5 janvier ©Agence Parisienne du Climat

Ces conditions dramatiques pour les sans-abris ont aussi entraîné le déclenchement du plan Grand Froid et l’ouverture de 1 250 places d’hébergements supplémentaires à Paris.

Un été relativement sec… jusqu’à février

Les deux premiers mois de la saison laissaient présager un fort déficit de précipitations : le cumul de pluie en décembre n’a pas dépassé la moitié de la normale, malgré quelques flocons pour le réveillon de Noël, et le mois suivant a fait à peine mieux (- 25 % que la normale). Pourtant, le cumul saisonnier est revenu dans les normes avec 183 mm au total grâce à un moins de février extrêmement pluvieux : plus du double de la normale (+ 120 %). Une fin d’hiver marquée par une averse de grésil.

Proche de la grêle, le grésil désigne des précipitations sous la forme de particules de glaces de 5 mm de diamètre, plutôt opaques, qui tombent d’un cumulonimbus et rebondissent au sol sans se briser.

L’indice d’humidité des sols, pourtant inférieur à la normale pendant les deux premiers mois, a fini par atteindre un niveau record entre le 18 et le 20 février !

Les sols saturés en eau ont généré un risque de crues et une vigilance jaune Vigicrues pour la Seine et la Marne, avant le retour de l’anticyclone des Açores et d’un temps plus sec.

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Au milieu, une tempête

Au milieu de l’hiver, la tempête « Goretti » a frappé l’Île-de-France. Pendant la nuit du 8 au 9 janvier, des rafales de plus de 100 km/h ont soufflé, on a même enregistré 148 km/h au sommet de la Tour Eiffel. Une vitesse impressionnante mais qui ne s’approche pas du record de 216 km/h relevé pendant la célèbre tempête de 1999.

© SNCF Réseau

Le lendemain matin, 13 500 foyers ont été privés d’électricité, et les pompiers de Paris ont reçu 84 appels pour des toitures endommagées, des chutes d’arbres sur des câbles électriques et sur la voie publique. À cause notamment de l’arrachement d’une caténaire par la chute d’un arbre, le trafic sur le RER et les trains de banlieue a été perturbé. Heureusement, aucune victime humaine n’est à déplorer.

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