Sous l’effet du changement climatique, Paris est soumise à des vagues de chaleur plus fréquentes, longues et intenses, pour lesquelles l’essentiel du parc de logements n’a pas été conçu. Une tendance qui va s’aggraver dans les années à venir, rendant la question de l’adaptation des bâtiments d’autant plus importante, alors que les canicules tuent déjà plusieurs centaines de Parisiennes et Parisiens certains étés.
En réaction, de plus en plus de foyers se dotent de climatiseurs individuels. Cette solution peut apparaître comme la plus simple et la plus efficace, mais elle est soumise à plusieurs contraintes et engendre des nuisances ainsi qu’une surconsommation d’énergie pour le ménage. Cela pose la question de sa pertinence face à d’autres mesures plus sobres.
Cette note propose ainsi de replacer la climatisation dans un panel de solutions d’adaptation, où elle agirait comme une solution de complément lorsque les actions passives ne suffisent pas. Le cas échéant, il sera bienvenu de privilégier un refroidissement actif économe et performant d’un point de vue énergétique.