La rénovation énergétique des bâtiments répond généralement à un enjeu de surconsommation d’énergie en hiver engendrant des surcoûts sur les factures. Ainsi, elle est souvent associée à une amélioration du confort en saison hivernale.
Cependant, avec l’augmentation des températures en été et la multiplication des vagues de chaleur et des canicules, la crainte que les immeubles nouvellement isolés se transforment en véritables « bouilloires » en été peut se faire ressentir. Ainsi, dans une démarche d’anticipation et d’adaptation au climat futur, il y aurait intérêt à privilégier des rénovations visant davantage à rendre les logements habitables en été. Toutefois, les hivers parisiens demeurent froids et justifient encore que l’on massifie la rénovation énergétique, dans cette démarche de limitation des déperditions thermiques et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La question qui se pose est alors la suivante : les bénéfices hivernaux d’une rénovation énergétique sont-ils compatibles avec les besoins estivaux qui émergent avec le changement climatique ?