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Check list rénovation énergétique

Les 7 questions à se poser pour savoir si votre logement est bien isolé 

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Particulier
Publié le 19 février 2021
par Agence Parisienne du Climat

L’isolation de votre logement joue un rôle important pour votre confort au quotidien. Mais comment savoir si votre appartement est bien isolé ? Nous vous proposons ci-dessous une liste des principaux points à vérifier chez vous, afin d’entreprendre les bonnes démarches par la suite.    

Le principe 

Avant d’emménager ou après quelques temps d’occupation de votre logement, vous vous posez la question de son confort thermique. Si après 2 heures passées à pianoter sur votre ordinateur vous avez froid alors qu’il fait 19 à 20°C dans la pièce, vous pouvez légitimement vous poser la question de la qualité de l’isolation. Attention ! Ce qui détermine le confort thermique, appelé « température ressentie d’un local », c’est la moyenne des températures de ses parois et non pas la température de l’air indiquée par le thermomètre ou thermostat. 

  • Si le mur extérieur est à 14°C et les murs intérieurs à 20°C la température ressentie sera proche de 16°C. Pour ne pas avoir froid il sera nécessaire de chauffer la pièce à 24°C environ.
  • Le même mur isolé, ayant une température de 18°C, la température de confort sera proche de 19°C. 

Sachant qu’en théorie pour chaque degré supplémentaire on consomme 6 % de plus d’énergie, ceci augmente de 20 à 30 % les émissions de gaz à effet de serre et votre facture ! 

Les conseils qui suivent ont pour but de vous sensibiliser au problème de l’isolation. Après les avoir lus, vous pouvez contacter un·e conseiller·ère FAIRE qui vous permettra d’aller plus loin. 

1. Quelle est l’année de construction de la copropriété ? 

La première réglementation thermique imposant un minimum d’isolation lors de la construction des immeubles date de 1974. Il faut savoir que la réglementation thermique des bâtiments neufs a évolué ensuite. Ainsi, plus le bâtiment est récent, meilleur sera son isolation. Si vous êtes en recherche d’un logement, préférez un bâtiment construit après 1989, date à laquelle la réglementation a commencé à se renforcer. 

Si vous êtes frileux·se, ne vous laissez pas séduire par les murs épais des bâtiments construits en pierre. Leur charme est indéniable, mais il faudrait des épaisseurs de mur de 4 mètres pour apporter le même niveau d’isolation que 12 cm d’un isolant classique. Tout le monde ne peut pas vivre dans un château… 

2. Cette copropriété a-t-elle été rénovée ? 

Un bâtiment construit avant 1974, une fois isolé par l’extérieur, devient très confortable hiver comme été

  • En hiver les murs ne seront pas froids les fenêtres équipées de double vitrage laisseront entrer la chaleur solaire ;
  • En été, la masse de matériaux enfermée dans l’isolation captera la chaleur transmise par l’aire ambient.

La température montera lentement dans le logement permettant ainsi de retarder l’arrivée d’un épisode caniculaire et d’en atténuer son importance. 

Pour le vérifier, prenez le temps de sonder les murs extérieurs en tapant délicatement dessus. En présence d’un isolant protégé d’un enduit, cela sonnera creux. 

Travaux de rénovation sur un immeuble

Travaux de rénovation d’un immeuble - ©Pixabay

3. Quelle est l’étiquette DPE de la copropriété ou du logement ? 

Votre futur ou actuel logement a peut-être une étiquette DPE (Diagnostic de Performance Energétique) calculée sur la base des factures des précédent·es occupant·es. Cela peut vous donner une indication du niveau d’isolation. Mais attention cette étiquette énergétique dépend du comportement des occupant·es (s’ils sont frileux·ses et chauffent beaucoup, la note peut être mauvaise, et inversement).

  • A logement égal, la consommation énergétique peut varier de + / - 30 %. suivant les occupants.
  • Si vous avez le choix, préférez une valeur comprise entre la lettre A et la lettre C. 

Les copropriétés de plus de 50 lots en chauffage collectifs ont pour obligation de réaliser un audit énergétique qui vous renseignera sur la valeur de l’ensemble de la copropriété. Préférez une lettre A,B ou C ou fixez-vous comme limite haute 190 kWh/m²/an (milieu de l’étiquette D). 

Etiquette DPE

Étiquette DPE - ©Ministère de la Transition

4. Les murs sont-ils isolés par l’intérieur ? 

Il arrive de rencontrer des logements qui ont été isolés par l’intérieur. Dans ce cas, il faut poser la question de la nature de l’isolant mis en œuvre et de son épaisseur. Si vous occupez déjà les lieux et qu’il n’est pas facile d’accéder à cette information, vous pouvez en avoir une idée en démontant une prise électrique. Quatre centimètres d’un isolant classique est un minimum. Cette épaisseur était préconisée il y a plus de 40 ans dans la première règlementation de 1974… 

Si vous ne supportez plus cette situation d’inconfort, contactez une société avec le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), qui en fonction de la nature des constituants du mur, vous fera une proposition technique.

Préférez un isolant bio sourcé qui rendra votre logement plus confortable en été qu’un polystyrène. 

5. Les fenêtres sont-elles équipées de double vitrage ? 

Si les fenêtres possèdent un double vitrage performant, votre confort sera grandement amélioré. Des menuiseries d’une vingtaine d’années sont acceptables.

Pour vérifier la présence d’un double vitrage, placez une flamme d’un côté de la vitre et observez de l’autre côté que l’image de celle-ci est multipliée par quatre. 

Fenêtre

Fenêtre avec double vitrage - ©Osman Rana/Unsplash

6. Y a-t-il de l’isolant dans les combles ? 

Si vous vivez dans les derniers étages d’un immeuble, l’isolation des combles joue un rôle non négligeable pour votre confort. Les combles inoccupés peuvent être isolés facilement, pour un coût relativement faible.

  • Vérifiez la présence d’un isolant en accédant aux combles. En général, vous n’en trouverez pas. Au mieux il y a de la laine minérale.
  • Si c’est le cas, vérifiez qu’elle est en bon état : les laines minérales se tassent avec le temps ce qui réduit leur capacité d’isolation. De plus, la pose d’un isolant, pour être parfaite doit être réalisée en couche croisée. Une seule couche d’un isolant tassé est à remplacer.

A l’heure actuelle il faut compter 26 cm d’isolation pour ne plus sentir l’air froid vous tomber dessus. N’hésitez pas à contactez une société possédant le label RGE qui vous proposera une solution pérenne comme de la ouate de cellulose qui ne se tasse pas. 

Rendez-vous sur l’annuaire des professionnels CoachCopro pour retrouvez la liste des entreprises qualifiées RGE.

7. Y a-t-il de l’isolant au sol ? 

Ce poste d’isolation est rarement traité. Si vous occupez déjà les lieux, vous devez demander à la copropriété l’autorisation de faire réaliser les travaux. Beaucoup de logements en rez de chaussée, sont situés au-dessus des caves. Dans ce cas il faudra demander, quand l’intervention est techniquement possible, à chaque propriétaire des caves la permission d’isoler…

Reste ensuite la possibilité d’isoler le sol par le dessus, donc dans votre appartement. Mais cette solution est compliquée du fait de la réhausse du sol entrainée par l’épaisseur de l’isolant mis en place. Toutes ces interventions requièrent un professionnel qualifié RGE qui mettra en œuvre le bon type d’isolant au bon endroit selon les normes en vigueur. 

Évitez dans la mesure du possible d’opter pour un logement situé au-dessus d’une porte cochère ou d’un passage ouvert, car les déperditions de chaleur sont très importantes. 

Si vous souhaitez vous lancer dans un projet de rénovation de votre copropriété, vous pouvez vous inscrire sur la plateforme CoachCopro. Vous pourrez bénéficier de l’accompagnement neutre, gratuit et indépendant de votre projet et de nombreuses ressources pratiques pour faire le point sur votre logement et votre copropriété.

 

Pour aller plus loin :  

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